Agenda de la Nouvelle-Aquitaine à Paris

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La Nouvelle-Aquitaine en scène !

Décembre 2021

L’Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine a pour mission principale d’aider les artistes de sa région à produire économiquement, fabriquer et diffuser leurs spectacles. Chaque saison près d’une centaine de spectacles sont ainsi créés et plus de 2000 représentations sont coréalisées dans les théâtres et festivals de Nouvelle-Aquitaine et d’ailleurs. Une attention particulière est portée à la région Île-de-France car une programmation à Paris ou dans sa proximité donne aux compagnies une belle visibilité et très souvent l’assurance de jouer dans un lieu culturel à forte valeur ajoutée.

Cette saison, 46 spectacles néo-aquitains sont présentés avec le soutien de l’OARA dans la Métropole du Grand Paris et notamment au Théâtre National de Chaillot, à la Philharmonie de Paris, à la Maison de la Radio et de la Musique, au Théâtre Paris-Villette, au Théâtre du Soleil, à Théâtre Ouvert ou encore à la Maison des Métallos pour n’en citer que quelques-uns.

Les spectacles de la fin d'année

  • Encantado, par Lia Rodriguez pour le Festival d'Automne au Théâtre National de Chaillot et Espace 104, du 01 au 14/12/2021

Comment enchanter nos peurs et nous mettre dans le collectif, proches les uns des autres ? Comment enchanter nos idées et nos corps en les transformant en images, danses et paysages ? Pour faire une nouvelle création, il faut entrer dans l'enchantement et s'engager dans diverses compositions pour aller à la rencontre de toutes sortes d'êtres vivants. Malgré Jair Bolsonaro, malgré la vague si meurtrière de l'épidémie, Lia Rodrigues et ses onze danseurs restent debout, portés par un collectif sans faille et cette obstination à créer face au chaos ambiant du monde. Habitée par les encantados - ces êtres enchantés flottant entre le monde des morts et des vivants logés dans toute émanation de la nature — sa toute nouvelle création prélève des pulsions de vie et de solidarité dans tout organisme vivant. Imprégnée des pensées écologiques, décoloniales, féministes, Lia Rodrigues déplace plus que jamais nos regards et esthétiques. Puisque le drame est à nos portes, dansons sans fin, réenchantons, désenchantons, pourvu qu’on soit ensemble.

Armé.e.s d’un simple micro, ils et elles chantent, jouent, chuchotent sur le plateau habillé de cubes de bois. Ils avaient 13 ou 14 ans au moment de la création de la pièce, ils en ont à ce jour 17 ou 18. Comment regardent-ils le monde aujourd’hui, leur vie et nous, les adultes ? Comment ont-ils grandi, se sont-ils engagés ? Ils sont rompus à la prise de parole, leurs mots toujours justes traversent l’époque et disent le chemin parcouru. Et le défi reste le même : apprendre à cheminer enfin côte à côte et faire bloc. 

 

 

Trois personnages (un promeneur, une vieille dame, une petite fille), une maison imaginaire entourée de moutons, des chaussures d’enfance, l’hiver, l’oubli… Voilà quelques éléments qui dessinent la délicate composition qu’est cette pièce.

Cette rencontre des deux âges est d’une simplicité et d’une beauté bouleversantes, d’une évidente simplicité qui possède une force métaphysique, comme lorsqu’on contemple un ciel étoilé et qu’un vertige nous étreint, de notre modeste condition de petits êtres mortels face à l’infini. C’est cette sensation que l’auteur parvient magnifiquement à embrasser dans ce texte, ce grand mystère de la vie contenu dans un petit vacillement universel, celui de l’Homme face à son échéance. Aucune tristesse ici, au contraire : une joie pure et une tendresse immense entre la petite fille et la vieille dame.

 

Et si tout n’était que fiction ? Une mère et un père de famille reçoivent à déjeuner leur fille et sa petite amie, activiste anticapitaliste. Le père porte un regard romantique sur la lutte politique de cette dernière, la mère est autant fascinée que terrifiée, tandis que leur fille observe la rencontre de ces deux mondes. Nous assistons alors à une scène de vie quotidienne, à un dimanche en famille. Mais, insidieusement, le réalisme de cette situation vrille. Une réplique qui se répète, un silence, une sensation de déjà-vu. Est-ce les acteurs qui se trompent ? Les variations d’une même scène se succèdent dans une boucle infernale. Petit à petit, la monstruosité des personnages est mise en lumière, les situations deviennent de plus en plus cauchemardesques, jusqu’au délire, pour mieux revenir à une réalité glaçante. Avec Un poignard dans la poche, Les Rejetons de la Reine s’interrogent sur la notion de fiction et sa place dans nos vies quotidiennes : dans ce que nous projetons sur les autres, dans ce qu’ils pensent de nous... et sur cette nécessité que nous avons d’être le héros de nos propres vies.

 

 

L'injustice des rêves, par Salut Martine, au Festival Impatience, les 06 et 07/12/2021

Nous sommes en 2200. Les hommes ont abandonné les religions et l’idée même de forces transcendantales. Le théâtre, désormais relié à la science, poursuit son étude de l’humain grâce aux technologies biologiques et digitales. En assemblant les textes de neuf tragédies de Sénèque, la compagnie Salut Martine, sous la direction de Vincent Menjou-Cortès, imagine le futur dans une boîte blanche. C’est ainsi qu’un chercheur-artiste reconstruit un drame survenu durant la grande épidémie de peste qui a frappé la planète entre 2100 et 2115. Une histoire qui se raconte grâce à une intelligence artificielle capable d’extraire les rêves de Bertrand, Christophe, Sarah et Michèle, tou.te.s les quatre retrouvé.e.s mort.e.s dans l’abri souterrain où ils ont passé quinze années à attendre la fin du monde. Entre lumières froides et fluorescentes, voix humanoïdes mixées à un paysage musical futuriste et mots venus d’un autre temps, L’Injustice des rêves marie antiquité et anticipation.

 

  • Entordu, par Adéquate, à L’étoile du Nord du 07/12/2021 au 10/12/2021 et à la Médiathèque Persepolis, le 11/12/2021

La Compagnie Adéquate a reçu une commande du festival Concordan(s)e – Paris, et de son directeur Jean-François Munnier pour créer un projet jeune public avec l’auteur-illustrateur jeunesse Jérémie Fischer. Entordu est une création ludique et visuelle dans un grand bazar de formes et de mots pour une rencontre au plateau entre la danse fluide et énergique de la Compagnie Adéquate et l’univers coloré et animé de Jérémie Fischer. En jouant avec les mots cachés dans des formes peintes sur des plaques, la pièce invite à ne pas se fier aux apparences, à savoir mettre en perspective pour ouvrir son regard, à voir différentes significations suivant les contextes. Le oui pourra devenir non, les mots vont s’accélérer (vite, plus vite, encore), des paysages et des personnages apparaîtront (tortue, tordue), le tout en jouant sur les mots et leur signification (en-droit, en-vers). Les deux danseurs viennent manipuler, tirer, tordre, glisser, ranger ces plaques peintes. Comme un puzzle en mouvement, on observe comment les formes communiquent entre elles offrant ainsi la possibilité de différents niveaux de lecture, afin d’éveiller la curiosité, la surprise et stimuler l’imaginaire.

 

  • Tout petite suite, par Voix libres au Théâtre de Chelles, les 08 et 09/12/2021

Le goût, le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe… Comment les stimulations de nos cinq sens créent des émissions sonores ? Onomatopées, sons vocaux ou percussifs, une femme-orchestre explore et tâtonne, frotte et frictionne dans un dialogue avec les tout petits spectateurs.

Évoluant au cœur d’un dispositif qui évoque un petit orchestre de chambre, portée par sa voix et accompagnée de percussions ou d’objets détournés, Charlène Martin explore les sens et les émotions que suscite l’évocation des éléments : eau, air, feu, terre. Sons vocaux, mélodies libres, onomatopées sauvages et motifs rythmiques jaillissent en une suite de pièces courtes et variées, tour à tour joyeuses, tendres, déjantées, tribales, clownesques ou virtuoses. 

 

 

  • L'homme qui tombe par Cornerstone au Festival Impatience, du 10 au 11/12/2021

« Voici venu le temps de l’après. Les dates ont disparu, tout maintenant se mesure en après. »
Les attentats du 11 septembre 2001 à Manhattan marquent l’entrée dans le XXIe siècle : la sidération s’abat sur les médias du monde entier et les cartes de l’ordre international sont rebattues. Pour Keith, rescapé des tours jumelles, c’est une existence rompue qu’il faut tenter de reconstruire. Pour Hammad, étudiant enrôlé dans le commando terroriste, c’est la fin. En adaptant L’homme qui tombe de Don DeLillo, Simon Mauclair noue des destins individuels que la "grande histoire"  vient frapper de plein fouet, dans un jeu épuré de lumière, de sons, de cloisons et de vidéos qui mêlent les temporalités, les espaces et les consciences des six personnages. Entre "l’après" - l’érosion de la famille américaine - et "l’avant" - la trajectoire destructrice d’un jeune musulman -, émerge une lecture polyphonique déjouant la vision ancrée d’une guerre du Bien contre le Mal.

 

 

  • Radio Daisy, par Léna d'Azy, à la Maison de la Radio, du 13/12/2021 au 20/2022

En sept scènes, Radio Daisy célébrera la radio, non pas dans une logique historique, chronologique ou didactique, mais dans une démarche poétique, une façon de convoquer des grands moments de la radio dans nos imaginaires, de replacer ce médium dans nos vies, à la croisée de l’intime et du collectif. Et de retrouver en filigrane, les personnages du boxeur et de la trapéziste, figures des créations précédentes FreeTicket, Kilomètre Zéro et Columbia Circus. Radio Daisy ce sont six maquettes mises en son et en lumière et un décor à l'échelle 1, une voiture Panhard PL 17, car, en effet, qui dit radio, dit autoradio, donc auto ! Après avoir parcouru les six boîtes, dont la visite peut se faire aléatoirement, le spectateur est invité à s’installer dans la Panhard : l’extérieur disparaît, la nuit tombe, la pluie frappe le capot, les essuie-glaces se mettent en route, la radio s’allume, une émission démarre…

 

 

Dans une étrange ville presque entièrement immergée, un vieil homme construit régulièrement un nouvel étage de sa maison, cube sur cube, pour ne pas la voir engloutie par les flots. Il va entamer une plongée dans les profondeurs, baignées de lumière et de nostalgie. Un voyage au coeur de la mémoire tout en délicatesse et en poésie.
Fable sensorielle, La maison en petits cubes parle de la mémoire et des racines, mais aussi, en filigrane, des urgences climatiques qui nous menacent.

 

 

  • Ce qui s'appelle encore Peau, par Jeanne Simone, au Théâtre de Châtillon, le 17/12/2021 

Sous tes vêtements t'es nu. Dès ta peau, tu es. Au-delà de ta peau : le reste du monde.

A l'endroit de ta peau : comment le monde te touche, comment tu touches le monde. Ils et elles sont cinq et font groupe de leurs individualités. Joyeusement, sensuellement, anatomiquement, ils et elles font l'expérience d'être un corps contenu dans une enveloppe, de se frotter à la relation, tactiles et animés de leur animale sensorialité. Ce qui s'appelle encore peau observe ces cinq-là qui s'attardent sur leurs peaux et ce qui les touche, ces cinq qui touchent, s'avèrent touchés et touchants, font récit, composent et décomposent, depuis l'épiderme, une partition de possibles relations au(x) vivant(s). Il se peut que percevoir soit plus politique qu’on ne le pense.

 
 
 

Pour l'année 2022

Janvier

  • Radio Daisy, par Cécile Léna à la Maison de la radio Radio, du 13/12/2021 au 20/02/2022
  • L'ange Esmeralda, par Cornerstone, au Théâtre de Châtillon, le 07/01/2022 
  • L'homme qui tombe, par Cornerstone, au Théâtre de Châtillon, le 07/01/2022 
  • Fortune – Récits de littoral #2, par ATLATL au Théâtre de Vanves, du 18 et 19/01/2022
  • 1/7,  par Fearless Rabbits au Théâtre de Châtillon le 18/01/2022, et au Théâtre Jacques Carat le 20/01/2022
  • Un contre un, par L'Oublié(e), à L'Onde (Vélizy-Villacoublay), du 18 au 20/01/2022
  • La chute des anges, par L'Oublié(e), à L'Onde (Vélizy-Villacoublay), le 22 21/01/2022

Février

  • Track, par La boite à Sel au Théâtre Jean Arp (Clamart) du 03 au 08/02/2022 et au Théâtre Paris Villette du 06 au 17/02/2022
  • En cas de péril imminent, par La Martingale, au Théâtre des Sources (Fontenay-aux-Roses), le 05/02/2022
  • Back to the 90's, par The Wackids, à l'Agora-Desnos/SN de l'Essonne (Evry-Courcouronnes), le 11/02/2022
  • Songs for six, par Voix libres, au Pôle musique La Batterie (Guyancourt), le 16/02/2022
  • Biques, par Les mille Printemps, au Théâtre Gérard Philippe (Meaux), le 17/02/2022

Mars/avril

  • Dans ma maison de papier, j’ai des poèmes, par Syndicat d'initiative, au Théâtre des Sources (Fontenay-aux-Roses), le 08/03/2022 
  • Back to the 90's, par The Wackids, à l'Espace 1789 (Saint-Ouen), du 10 au 12/03/2022
  • Prélude en bleu majeur, par Choc Trio, à la Ville de Quincy-sous-Sénart, du 13 au 15/03/2022, les 16 et 17/03/2022 au Centre artistique Noureev (Sainte-Geneviève-des-Bois)
  • i.Glu, par a.a.O., au Théâtre Jacques Carat (Cachan), du 15 au 18/03/2022
  • Monte-Cristo, par La Volige, au Théâtre des Sources (Fontenay aux Roses), le 22/03/2022
  • VOLTE - pièce pour enfants en mal de démocratie, par Les ouvreurs de possibles au Théâtre Dunois, du 22 au 28/03/2022
  • CAFI, par Le Bruit des Ombres, au Théâtre du Soleil, du 22 25/03 au 09/04/2022
  • Où je vais la nuit, par Maurice et les autres, au Théatre des Bouffes du Nord, du 31/03 au 16/04/2022
  • Ballet bar, par Pyramid, au Centre Culturel Jean Vilar (Marly-le-Roi), le 22 31/03/2022  
  • Prélude en bleu majeur, Choc Trio, à l'Espace Dispan de Floran (L'Haÿ-les-Roses), le 15/04/2022 

Juin/Juillet

  • X, par OS'O, au Théâtre de Châtillon, le 05/05/2022  
  • Mouche et le songe d’une dentelle, par le Collectif A.A.O, au Little Villette du 11 au 14/05/2022
  • Track, par La boite à Sel, au Théâtre de Vanves, du 31/05 au 01/06/2022, et au Festival Days off à la Philharmonie de Paris, du 01 au 02/07/2022 
  • France profonde, par La Grosse Situation, au Théâtre intercommunal d'Étampes - Chatignonville, le 11/06/2022